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Thème 5 par Alwenn (Merci à Celska pour son codage) o/

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 Arric Jesmetine

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MessageSujet: Arric Jesmetine   Dim 27 Mai - 16:23




Nom&Prénom





  • Nom : Jesmetine
  • Prénom: Arric
  • Age : 20 ans en apparence (la glace fige éternellement...)
  • Anniversaire : 4 Décembre (en hiver, comme c'est pratique...)
  • Sexe : masculin (difficile de dire le contraire...)
  • Race: ce truc a l'air vaguement humanoïde...mais recèle une mutation d'hybride...
  • Guilde : aucune (pour l'instant ou jamais ?)

Grade : pour savoir, parlez lui
Statue : faut lui demander...
Alignement : idem, ça va de soi

Physique
.
Mettre ici votre description physique. En 5 lignes minimum !

[ L'image dit tout ce qu'il faut savoir ]


Caractère
.
Mettre ici votre caractère. En 5 lignes minimum !

- Arric, Arric, Arric...que dire sur lui ? A la fois beaucoup...et pas assez. Les déductions, les intuitions, les interprétations, les informations, toutes ces choses là, sont capables d'être faussées. Or, il faut une présentation de rigueur et d'exacts rapports le concernant. Sinon, le pire pourrait arriver...

- Déjà, commence par dégager d'ici, saleté de voix off ! Et laisse moi régler ça ! Ou sinon...

- Oula, elle a l'air fâchée, il vaut mieux que je vous laisse, chers lecteurs, ou je risquerais de finir estourbis...

- ... Bien, maintenant qu'elle est partie, je peux enfin faire cette présentation comme il se doit.

Avant toute chose, les petits curieux qui liront ceci, sachez que vous n'avez pas affaire à une personne vivante qui écrit ce résumé, ni à une machine dénuée d'âme. Ce n'est rien ni personne d'autre que moi, la légendaire Glacemort. Comment, vous demanderez-vous peut être ? eh bien c'est un des premiers points à aborder pour comprendre et cerner l'étrange et mystérieux Arric. C'est du moins les bases à connaître. Seulement les bases.

Voyez vous, Arric ne parle pas. Du tout. Non, il n'est ni muet de naissance, ni fainéant et encore moins avec la langue coupée. Juste par souhait. Et nécessité. Car sa voix possède de singulières propriétés selon les personnes qui l'entende ou l'écoute. Elle pourrait la rendre folle, la dissoudre, la faire devenir schizophrène, l'envoyer voltiger loin, la corrompre, la charmer etc... et, dans le pire des cas, la tuer. Sachant que c'est ce qui arrivait le plus souvent, le silence était préférable. Même si le meurtre ne me dérangeait pas, bien au contraire...mais passons ! Ce problème nécessitait une solution, qui fut rapidement trouvé : l'utilisation de runes de glace volantes. Le principe est simple ; étant en connexion permanente avec mon possesseur, je sais ce qu'il pense, ressent (c'est un bien grand mot), etc... et vice-versa. Mais comme il ne peut rompre son "voeu" (c'est un bien grand mot aussi) de silence sans causer d'accidents, je me charge de former ses phrases et de les faire flotter devant lui et son interlocuteur, tout en y ajoutant évidemment les intonations nécessaires à faire passer, comme la colère, la haine, et j'en passe. Il peut aussi tracer, avec sa lame, donc moi, ce qu'il veut dire dans les matériaux, tels que le bois, le sable, et autres. Seulement, c'est plus long, c'est moins classe et ça m'émousse ! Donc hors de question. Pour faire simple, il dit rien et communique autrement. Donc les rageurs et ceux qui aiment pas, décampez, compris ? Etape suivante.

Cet individu a...enfin, comment dire....toute sa tête...mais pas trop, en fait. Bon, je vous l'accorde, c'est en partie de ma faute. En grande partie de ma faute. Mais il n'y a pas eu que moi qui l'ait rendu ainsi. Sa vie n'était pas toute rose. Plutôt rouge...hmmmm... ~ ...rouge foncé ~...bref ! Son esprit est altéré de bien des manières. Oh, il n'est pas aussi classique qu'une personne à double personnalité, ou encore digne d'aller en asile, ni même fou. Non, rien de tout cela. Simplement que beaucoup de choses farfouillent dedans, en vérité. Notamment des visions du passé. De son passé. Des souvenirs le hantant et le harcelant, surtout durant son sommeil. Des bribes oubliées de son existence qui refont surface ou encore des impressions de déjà vu mais sans le savoir vraiment. Quelquefois, il imagine les différentes possibilités selon tel ou tel changement qui se serait produit... En clair, ça cogite là-dedans et ceci joue sur son caractère, pouvant le rendre bipolaire parfois. Ah oui, une dernière chose avant de clore ce point là : j'influence aussi beaucoup mon porteur, ce qui explique nettement ses humeurs et son caractère. Vous êtes prévenus...~

Troisième chose à savoir sur Arric : son caractère variera selon ses intérêts, et seulement ses intérêts. Pour lui, tout se traduit en buts et en objectifs, qui sont autant personnels lorsqu'il peut en tirer profit seul, que globaux quand il se sait affilié avec des alliés qui pourraient en tirer des avantages. Adaptable en conséquence, il remettra en question certains de ses défauts et mettra en avant des qualités utiles. Il changera aussi de façon d'être et adoptera les postures caractérielles qu'il faudra en conséquence. Bref, faire semblant ou utiliser un masque. Ne faire confiance à personne et utiliser ce que tu peux, tel est mon premier précepte...hein quoi ? Ah oui, Arric, c'est vrai, je m'étais égarée...

Et pour finir, ne soyez pas surpris par son air blasé. Il est juste...concentré et vigilant. C'est tout.

Voilà, ami lecteur ou ennemi lecteur, c'est l'essentiel que tu dois savoir sur l'Upplander. Si tu souhaites le percer à jour, rien de mieux que d'aller le voir et de communiquer avec lui. Mais attention, je t'avertis de suite : n'espère pas avoir de la simplicité et de la facilité tant que je serais à ses côtés. Jamais ~



Mon Passé
.
Mettre ici votre passé. En 10 lignes minimum !

Le vent hurlait comme un enfant qui souffre.

Les cerfs blancs se blottissaient les uns contre les autres pour se tenir chaud, leurs épaisses toisons hirsutes les protégeant du plus gris de la tempête. Le troupeau formait un cercle autour des plus jeunes, frissonnants et bêlants. Les têtes des bêtes adultes, couronnées de bois massifs, étaient baissées vers la terre enneigée, les yeux fermés dans une tentative pour se protéger de la neige tourbillonnante. Leur propre souffle givrait leur museau tandis que, leurs sabots solidement ancrés dans le sol, ils enduraient la tempête… dans leurs tanières respectives, les loups et les ours attendaient la fin du blizzard, les uns profitant du réconfort de leur meute, les autres solitaires et résignés. Tiraillées ou non par la faim, rien ne les ferait sortir de leur refuge jusqu’à ce que le vent ait cessé de hurler et que la neige aveuglante se soit arrêter de tomber. Le vent, rugissant depuis l’océan, frappait le village de Gormbark, déchirant les peaux tendues sur les cadres en os de créatures marines. Quand la tempête surgissait, les Roharts, humains du coin, qui avaient établi leur demeure en ces lieux depuis les temps immémoriaux, savaient qu’ils devraient réparer ou remplacer filets et pièges. Leurs logis, robustes soient-ils, étaient à chaque fois endommagés quand cette tempête survenait. Il s’étaient tous rassemblés dans la grande habitation collective, creusée profondément dans la terre, laçant fortement les battants en prévision du blizzard et allumant des lampes à huile qui répandaient une légère fumée. L’ancien Khoron attendait dans un silence stoïque. Il avait vu nombre de ces tempêtes au cours des sept dernières années. Ayant vécu longtemps, la teinte jaune de ses dents et les rides de sa peau brune en attestaient. Mais ces tempêtes étaient plus que de simples tempêtes, elles semblaient surnaturelles. Il jeta un regard aux jeunes, tremblant non de froid, pas les Roharts, habitués au froid quasiment extrême de cette terre, mais de peur.

- Il rêve, murmura l’un d’entre eux, les yeux brillants.

- Silence, aboya Khoron, plus brutalement qu’il n’y comptait. L’enfant, surpris, se tut, et les hurlements du vent furent à nouveau le seul son résonnant dans la hutte.

Il s’éleva comme de la fumée, ce profond bruitage de gorge, sans mots mais si significatif ; un chant, porté par une douzaine de voix. Le son des tambours et le cliquetis de l’os frappant l’os rythmaient férocement l’appel sans mot. La palissade de pieux et de peaux entourant le village algardien, autre peuple d’humain vivant dans cette contrée désolée et gelée, déviait la plus grande partie de la colère du vent, et les solides huttes, leurs toits incurvés formant une voute intérieure spacieuse, protégeaient leurs occupants des épreuves de cette terre. On entendait toujours les hurlements du vent par-dessus les sons du rituel ancien et immuable. Le danseur, un chaman du nom de Grashak, fit un faux pas et son pied glissa. Il se reprit et continua. Concentration. Tout était question de concentration. C’était ainsi que l’on dressait les éléments et qu’on leur arrachait leur obéissance ; c’était ainsi que son peuple survivait sur une terre rude et sans merci. La sueur humidifiait et assombrissait la fourrure qu’il portait tandis qu’il dansait. La concentration plissait ses grands yeux bruns, ses pieds puissants trouvaient à nouveau leur rythme. Il secoua la tête, les courtes cornes de son casque fendant l’air. D’autres Algardiens dansaient à ses côtés. Leur chaleur corporelle et celle du feu, brûlant vivement malgré les flocons et le vent soufflant depuis le trou d’aération du plafond, gardaient la hutte chaude et agréable. Ils savaient tous ce qui se passait à l’extérieur. Ils ne pouvaient pas contrôler ces vents et cette neige, comme ils pouvaient le faire habituellement. Non, c’était son œuvre. Mais ils pouvaient danser, festoyer et rire au mépris de l’assaut. Ils étaient des Algardiens ; ils allaient endurer.

Le monde était déchaîné à l’extérieur, bleu de glace et blanc de neige, mais dans le grand hall on pouvait sentir un air tiède et il n’y soufflait aucune brise. Des bûches épaisses emplissaient une cheminée assez grande pour qu’un homme puisse s’y tenir debout, le seul son audible provenant des craquements de leur combustion. Sur le manteau orné de la cheminée, sculpté d’images de créatures fantastiques, reposaient les bois géants d’un cerf blanc. Des têtes de dragons, également sculptées, servaient d’appliques, portant des torches dont les flammes brûlaient vivement. De grosses poutres soutenaient la salle des fêtes qui aurait pu accueillir une centaine d’hommes. La lueur orangée des feux refoulaient les ombres dans les coins. D’épaisses fourrures d’ours polaires, de cerfs blancs, et d’autres créatures recouvraient la pierre froide du sol. Une longue et lourde table, tout autant sculptée que les faces d’animaux surnaturelles présentes aux murs, occupait la majeure partie de l’espace dans la pièce. Trois douzaines d’individus auraient pu s’y attabler confortablement, mais seules trois silhouettes s’y trouvaient pour l’heure : un homme, un être ayant l’apparence d’un humain mais fait de glace et de givre assemblés, probablement un élémentaire, et un garçon. Rien de tout ceci n’était réel, bien sûr. L’homme assis à la place d’honneur le comprit. Il se trouvait dans un fauteuil qui n’était pas tout à fait un trône, taillé dans des os de grands et imposants mammifères, légèrement surélevé par rapport aux deux autres protagonistes. Il était en train de rêver ; il rêvait depuis très, très longtemps. Le hall, les trophées de cerfs blancs, le feu, la table…l’élémentaire et le garçon…tout ceci faisait partie de son rêve.

L’élémentaire, à sa gauche, ne portait aucun trait facial qui puisse trahir un quelconque sentiment, comme la peur, la joie, la colère ou autre sentiment perceptible visuellement, mais il demeurait toujours puissant, d’après l’aura perceptible qu’il dégageait, bien que cet univers reclus ne soit qu’un rêve. Le feu orangé et la lueur des torches vacillaient sur l’horrible image qu’il portait sur son visage aux mâchoires protubérantes : celle d’un glyphe runique, ayant une apparence impie et incompréhensible à déchiffrer. Cet individu avait été un élémentaire détenteur d’un extraordinaire pouvoir, capable de commander aux éléments dont il était relié, et à certains autres avec lesquels il ne possédait aucune affinité ni lien, et même encore maintenant il demeurait intimidant après sa mort et sa simple présence en rêve. Le garçon, lui, ne l’était pas. Il n’avait apparemment aucun charisme et ne représentait aucune menace. Par le passé, il se pouvait qu’il ait été séduisant, avec ses grands yeux verts comme la mer et ses cheveux dorés. Mais le passé était le passé.

Le garçon était malade.

Maigre de surcroît, si émacié que ses os semblaient menacer de traverser sa peau. Ses yeux autrefois brillants apparaissaient creusés, recouverts d’un film grisâtre. Des pustules marquaient sa peau, éclatant et suintant d’un fluide vert. Sa poitrine se soulevait, suivant sa respiration difficile, de manière saccadée alors qu’il haletait. L’homme pensait presque voir les battements d’un cœur qui aurait dû vaciller il y a longtemps, mais qui persistait à battre.

- Il est toujours là, dit l’élémentaire, levant le doigt, celui-ci griffu de glace, en direction du garçon.

- Il n’en a plus pour longtemps, dit l’homme.

Comme pour confirmer ses dires, le garçon commença à tousser. Du sang et du mucus éclaboussèrent la table face à lui, et il essuya sa bouche pâle d’un bras trop fin vêtu de riches tissus en haillons. Il inspira pour parler d’une voix hésitante, l’effort l’éprouvant visiblement.

- Tu ne l’as pas…encore gagné. Et je vais…te le prouver.

- Tu es aussi sot que têtu, gronda l’individu de givre. Cette bataille est gagnée depuis longtemps.

Les mains de l’homme se serrèrent sur les bras de son fauteuil tandis qu’il les écoutait tout deux. Cela avait été un rêve récurrent au cours de ces dernières années ; il le trouvait maintenant plus fatiguant que distrayant.

- Cette lutte commence à m’ennuyer. Finissons-en une fois pour toutes.

L’élémentaire ricana en regardant le garçon, sa rune semblant se transformer en tête de mort, et  grimaçant hideusement. Le garçon toussa à nouveau, mais ne trembla pas devant le regard de la personne glacée. Lentement, avec dignité, il se redressa, ses yeux laiteux dardant tour à tour l’individu givré et l’homme.

- Oui, dit l’élémentaire, cela ne sert à rien. Bientôt il sera temps de s’éveiller. S’éveiller, et avancer une fois de plus dans ce monde. Il se tourna vers l’homme, les yeux luisants. Marcher à nouveau sur le chemin que tu as pris.

Le crâne sembla se détacher de lui-même de son visage, flottant au-dessus de celui-ci comme une entité distincte, et en écho à ce mouvement, la pièce changea. Les appliques gravées, qui un instant auparavant n’étaient que de simples dragons de bois, ondulèrent et se balancèrent, s’éveillant à la vie, et alors qu’ils secouraient leurs têtes, les torches dans leur bouche éclatèrent et lancèrent des ombres grotesques et dansantes. Le vent hurla à l’extérieur et la porte du hall s’ouvrir violemment. La neige tourbillonnant autour des trois individus. L’homme ouvrit les bras et laissa le vent glacé l’envelopper comme une cape. L’élémentaire rit, le crâne flottant devant son visage émettant ses propres éclats de rires démoniaques.

- Laisse-moi te montrer que ton destin s’ancre en moi, et que tu ne peux connaitre le vrai pouvoir qu’en l’éliminant.

Le garçon, fragile et frêle, avait été éjecté de sa chaise par les brutales et rudes rafales d’air froid. Il faisait maintenant de violents efforts pour se redresser, tremblant, sa respiration de plus en plus saccadée tandis qu’il se débattait pour regrimper sur sa chaise. Il jeta un regard à l’homme…chargé d’espoir, de peur, et d’une étrange détermination.

- Tout n’est pas perdu, murmura-t-il, et, malgré les rires de l’élémentaire de glace et du crâne, malgré le hurlement du vent, l’homme l’entendit.


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Le monde bleu et blanc se brouilla dans la vision onirique d’Arric. Les couleurs froides, pures changèrent, se transformèrent en tons chauds de bois, de feu et de torches. Ce fut comme il avait dit ; un rappel de sa vie, de tout ce qui avait été fait, ayant avancé le long du chemin emprunté par lui et qui l’eu amené finalement dans ce profond, très profond état de rêve. Mais le songe ne s’arrêterait pas là, semblait-il. Il s’assit à nouveau à la tête de la longue table magnifiquement ouvragée qui occupait la plus grande partie de celle salle imaginaire. Les deux personnages qui portaient un tel intérêt à son rêve n’avaient pas disparu, et l’observaient. L’élémentaire à sa gauche, ancien mais toujours puissant, chercha son visage du regard, puis esquissa un sourire, le mouvement étirant l’image du crâne, forme qu’avait adopté la rune. Et à sa droite, le garçon, le garçon émacié, malade, avait l’air en plus piteux état encore que le souvenir qu’il en gardait de son dernier passage dans ce rêve. Le garçon lécha ses lèvres gercées, pâles et prit une inspiration comme pour parler, mais ce furent les mots de l’entité glacée qui brisèrent le silence en premier.

- Il y a bien plus, promit-il.

Des images affluèrent dans l’esprit d’Arric, s’entremêlant et se glissant les unes au-dessus des autres, des aperçus du futur et du passé enchevêtrés. Un groupe d’humains avec d’extravagantes couleurs et vêtements, portant un tatouage distincts sur différentes parties du corps…se battant aux côtés, et non contre, une troupe d’individus cette fois bien reliés par un seul et même habillage identique. Ils étaient alliés, attaquant un troisième attroupement, celui-ci composé de drôles de créatures et hostiles à tous. Maintenant les deux groupes se battaient les uns contre les autres, déversant entre eux des pouvoirs magiques phénoménaux et uniques, propres à chacun. Cependant, il pouvait apercevoir des duos de mages, car il qualifia ces individus ainsi en voyant l’usage dont il faisait de leurs dons, marcher de concert avec le même pouvoir magique pour certains, ou encore pour d’autres totalement opposés mais pourtant complémentaires quand ils s’associaient ensemble.

Une ville aspirée dans une tornade destructrice, ressemblant plus à un vortex, puis ensuite réapparaissant sans aucuns dégâts ? Non, non, apparemment c’était l’œuvre d’un mage tatoué à l’œil, qui rencontrait une petite fille aux cheveux longs et bleu, à l’habillage féerique et accompagnée d’un chat blanc ailé, les deux pleurant et parlant avec cet étrange homme à l’air sincèrement grave, mais conspirateur à la fois…

Les images se déversaient désormais plus rapidement dans son esprit, vertigineuses, chaotiques, désordonnées. Il était désormais impossible de faire la différence entre le passé et le futur. Une autre image, celle d’un dragon rouge éduquant…oui, éduquant, un tout jeune gamin  à la chevelure rose. Et un autre individu, ayant une peau…de métal ? Mangeant du fer pour se remettre d’aplomb  et passer ses nerfs, discutant dans des ruines avec un mini personnage possédant un chapeau de bouffon…un individu qui maniait la glace, en compagnie d'un autre détenteur de ce pouvoir et une femme plus âgé qu'eux qui les entraînaient...une jolie jeune fille à la chevelure blonde qui fuyait son royaume légitime pour devenir mage...une attaque, des larmes, des cris et des rires...

Des créatures humaines, non, non, pas humaines, ni même venant du monde humain, mais d’autre part, ils avaient un foyer dans un autre monde…tout comme un autre monde qu’il connaissait bien…Il revint sur la vision, certes courte, mais exhaustive. Elle montrait un homme avec un masque, ou casque, de cheval, un arc et un carquois rempli de flèches à spécificité propre à chacune, puis une humaine en robe de serviteur féminin et qui avait les poignets enchaînés, qui répétait qu’on devait la punir, s’ensuivit l’apparition d’un taureau blanc à tâches noires portant une hache, ensuite un drôle d’individu avec des pattes de…homard…ou crabe… dans le dos et tenant des ciseaux, et encore d’autres entités toute plus bizarres les unes que les autres à sa vue. En arrière fond, une clé à chaque fois différemment sculptée était reliée à ces entités sorties d’un musée des horreurs ou des extravagances…

Un symbole, que ne reconnut pas Arric. Il était indescriptible et impossible à présenter. Par contre, les individus qui en étaient ornés furent qualifiables, eux. Inquisiteurs, impérieux, égoïstes, égocentriques, complètement décalés du monde et de la réalité… il aimerait les remettre à leur place. Surtout certains, particulièrement. L’un d’eux avait l’allure d’un vampire, l’autre un long manteau rouge ouvert et une épée postée dans son dos, non dans un fourreau, qui revendiquait une conquête du monde par sa « vérité ». Une femme, mangeant une pomme, à l’allure enfantine mais trompeuse… et leur chef… leur chef, qu’il devina avec ses airs de triomphe et les membres de sa secte, guilde, ou culte il n’en savait rien, s’inclinant devant lui… sa barbiche… sa moustache… son air satanique aux canines pointues… un duel contre lui s’imposerait le plus tôt possible… quoi que… il s’était fixé d’autres choses à faire par le passé et devait continuer à les poursuivre dans l’instant présent. Des priorités. D’autres objectifs à remplir et d’autres buts à atteindre, sans oublier des désirs qu’il assouvirait, si l’on pouvait dire qu’il savait encore « désirer » quelque chose ou quelqu’un. Il se contenterait donc d’attendre. Pour le moment. L’heure vient à point à qui sait attendre, et du temps, il en avait devant lui. Éternellement, suffisamment pour venir à bout de ce qu’il entreprendrait, quelle que soit ou fut la tâche à accomplir…

Il réalisa que la vision passa à autre chose et qu’elle lui montrait un très grand, voir géant, appareillage à longues pattes, qui changeait les gens grâce à sa lumière noire, commandée par un schizophrène aux cheveux blancs, aux yeux rouges vifs et à la tenue d’un style officier militaire. Vint également une immense tour, où travaillaient des esclaves qui s’affairaient à la construire, sous les coups d’esclavagistes, payés et commandés par un dictateur, lui aussi tatoué à l’œil malgré la capuche dissimulatrice. Puis une révolte d’enfants, où deux particulièrement attirèrent l’attention : une gamine aux cheveux rouges sang et un autre à la chevelure bleue, doté du même tatouage récurrent à l’œil. Cet individu attirait trop l’attention à son goût. Il avait dû faire de grandes choses, peut être terribles, mais sans doute stupéfiantes. Grandioses, horribles, inhumaines, spectaculaires. A double tranchant. A la fois dignes d’être inscrites à jamais dans les histoires, mais également contre nature. Dans un certain sens, il se retrouvait à travers lui… Ce serait donc un imposteur de plus à supprimer.

…Quelque chose flottait et s’agita dans le ciel. Une énorme silhouette masquait le soleil quand elle passa devant, et plongea en direction d’une île où reposait un arbre qui prenait une bonne partie de la place disponible dessus tellement il était gigantesque. Une tombe était érigée dans un creux de l’écorce, comme un abri, une grotte au niveau des racines profondes, solides et ancrées dans la terre. Un sanctuaire pour les gens situés tout près, formant un cercle et liés par les mains, dans l’attente d’une attaque imminente de rayon sorti tout droit d’une bouche béante garnie de crocs, attachée à un corps imposant, noir et ayant la forme d’un gigantesque dragon à ailes toutes déployées, abattant son propre cataclysme contre une poignée de personnes qui luttèrent contre lui jusqu’à la toute fin.

Ressemblant fort à la vision d’un cataclysme dont il fut témoin en songe, bien avant celui qui venait tout juste de s’estomper, quasiment identique au précédent… à ceci près qu’elle rassemblait plusieurs autres parcelles de visions raccrochés au principal morceau du puzzle : un monde fracassé et mourant du déchirement de son sol et de ses profondeurs abyssales. Une terre qui souffrait à petit feu et agonisait en hurlant le mal qu’on lui infligeait dans ses profondeurs, tandis que de ces dernières surgit une autre immense silhouette se dégageant de l’emprise qu’avait la terre sur cette entité, bardée de fer et de plaques métalliques, protégeant un corps mêlant lave en fusion et terre souterraine. Une mâchoire d’acier arborant un rictus sinistre et des yeux aussi noirs que la nuit fixaient l’horizon avec pour seul et unique but d’annihiler toute vie croisant sa route, et on pouvait entendre le dragon, car c’en était un, imposant et terrifiant, dire avec délectation d’une voix caverneuse et des plus machiavélique : « en poussière tu redeviendras, à la terre tu retourneras... » suivit d’un rire dément.

Cette fois, les dernière visions dont il put bénéficier ne furent pas en rapport avec cet autre monde dont il venait d’avoir un aperçu fugace, irréaliste et, qui sait, peut être monté de toute pièce. Non, cette fois, les images déferlant dans son esprit, lui parlèrent davantage que les précédentes. Beaucoup plus que celles qui s’étaient accaparés une bonne partie de son esprit, sans doute en vain.

Vert, tout n’était que vertes images grotesques, ombrées et cauchemardesques, dansant dans un recoin de l’esprit d’Arric juste avant de se projeter au loin au moment où elles allaient être identifiées. Il en eut un bref aperçu, déjà parti. Des bois ? Un cerf ? Un homme ? C’était difficile à dire. L’espoir s’accrochait à la silhouette, mais des forces obscures s’appliquaient à sa destruction.

Les montagnes elles-mêmes vinrent à la vie, faisant des pas de géant, écrasant tout ce qui avait le malheur de croiser leur route. A chaque titanesque pas, le monde semblait trembler et vaciller.

Glacemort. Elle au moins il la connaissait intimement. L’épée tourbillonna sans dessus dessous, comme si Arric l’avait jetée en l’air. Une seconde épée s’éleva pour la rencontrer, longue, inélégante mais puissante, avec le symbole d’un crâne incrusté dans sa redoutable lame. Un nom, Verse-sang, une épée et cependant bien plus qu’une épée, comme l’était Glacemort. Les deux se heurtèrent…

Arric cligna des yeux et secoua la tête. Les visions, dégringolantes, chaotiques, réconfortantes, et perturbantes, étant parties. L’élémentaire gloussa, le crâne ayant pris forme à la place de la rune s’étirant de ce fait. Il s’était autrefois appelé Raum et avait reçu le don de double vue. Arric ne doutait pas que tout ce qu’il avait vu, bien qu’imparfaitement compris, allait effectivement se passer ou c'était déjà passé. Il ne le saurait plus puisqu'il n'avait pas ce don, mais il en fit l'expérience.

- Bien plus, répété la puissante entité, mais seulement si tu continues d’avancer pleinement sur cette voie.

Lentement, le « mage » tourna son visage blanc vers le garçon. Ce dernier, malade, lui rendit un regard qui était étonnamment clair, et pendant un instant, Arric sentit l’émotion l’étreindre. Malgré tout le très jeune homme ne mourait pas.

Et cela voulait dire…

Le garçon sourit légèrement, et une partie de sa maladie se dissipa quand Arric se débattit avec des mots.

- Tu…es moi. Vous êtes tous les deux…moi. Mais toi…

Sa voix était douce, teintée d’émerveillement et d’incrédulité.

- Tu es la petite flamme qui continue de brûler en moi, qui résiste à la glace. Tu es le dernier vestige d’humanité, de compassion, de ma capacité à me réjouir, à être chagriné… à aimer. Tu es mon amour pour mes amis, pour mes proches… pour ce que j’ai été autrefois. D’une façon ou d’une autre, Glacemort n’a pas tout pris. J’ai essayé de me détourner de toi… et je n’ai pas pu. Je ne peux pas.

Les yeux verts couleur de mer du garçon brillèrent et il fit un sourire tremblant à son homologue. Il reprit des couleurs et sous le regard d’Arric, certaines des pustules sur sa peau disparurent.

- Tu comprends, maintenant. Malgré tout, Arric, tu ne m’as pas abandonné.

Des larmes d’espoir se formèrent dans ses yeux et sa voix, bien que plus assurée désormais, chevrota d’émotion.

- Il doit y avoir une raison. Arric Jesmetine… tu as répandu tant de douleur, mais il y a encore de la bonté en toi. S’il n’y en avait pas… je n’existerais pas, pas même dans tes rêves.

Il glissa de la chaise et marcha doucement vers le rêveur. Arric se leva tandis qu’il approchait. Pendant un instant, ils se regardèrent l’un l’autre, le garçon et l’homme qu’il était devenu. Ce premier tendit les bras comme s’il était un enfant vivant, demandant à être soulevé et tenu par un père aimant.

- Il n’est pas nécessairement trop tard, dit-il doucement.

- Non, affirma tranquillement Arric, fixant profondément le garçon. Pas nécessairement.

Il toucha la joue du garçon, fit glisser sa main sous le petit menton et releva le visage rayonnant. Il sourit sous son propre regard.

- Mais ça l’est.

Glacemort s’abattit. Le garçon cria, un cri choqué, trahi, empli de souffrance, celui du vent qui faisait rage à l’extérieur, et pendant un instant Arric le vit rester là, la lame presque aussi grande que lui, enfoncée dans sa poitrine, et il sentit une ultime trépidation de remords quand il croisa son propre regard. Puis le garçon disparut. Tout ce qu’il restait de lui était l’amer gémissement du vent ratissant ces terres tourmentées. Il se sentait… merveilleusement bien. Ce ne fut qu’avec le décès du garçon qu’Arric comprit vraiment à quel point ces derniers fragments d’humanité constituaient auparavant un effroyable fardeau dont il était désormais libéré. Il se sentait léger, puissant, nettoyé.

Purgé.

Comme L’Uppland le serait bientôt. Disparus était toutes ses faiblesses, sa bonté, tout ce qui l’avait jamais fait hésiter ou se remettre en cause. Il ne restait qu’Arric, Glacemort, qui ne faisait que chanter de s’être approprié l’ultime morceau de l’âme du « mage », et l’étrange individu qui restait, celui de glace et de givre, dont la tête de mort était fendue d’un rire triomphant.

- Oui ! Cria l’élémentaire euphorique, presque dément. Je savais que tu ferais ce choix. Pendant longtemps tu as lutté avec les derniers lambeaux de bonté et d’humanité qui étaient en toi, mais c’est fini. Le garçon te retenait, et tu es désormais libre.

Il se leva, et malgré son corps qui semblait être en diamant et sa démarche presque robotique et difficile, se déplaça avec la facilité et la fluidité d’un jeune homme vers Arric.

- Nous ne faisons qu’un, Arric. Ensemble, nous sommes l’Upplander. Plus de Raum, plus d’Arric, seulement ce glorieux être. Avec mon savoir, nous pouvons…

Ses yeux s’exorbitèrent quand l’épée l’empala.

Arric s’avança, plongeant encore plus profondément une Glacemort affamée, scintillante dans l’être onirique qui avait autrefois été Raum, puis l’Upplander , et ne serait bientôt plus rien, plus rien du tout. Il glissa son autre bras autour du corps, pressant ses lèvres si près de l’oreille glacée que le geste sembla presque intime, aussi intime que l’acte d’ôter la vie avait toujours été et serait toujours.

- Non, chuchota Arric. Pas nous. Personne ne me dit quoi faire. J’ai obtenu de toi tout ce dont j’avais besoin, désormais le pouvoir est à moi et à moi seul. Désormais, il n’y a plus que moi. Je suis l’Upplander. Et je suis prêt.

L’élémentaire frémit à cet instant dans ses bras, bien qu’il fut constitué pour y être insensible mais le pouvoir des rêves était différent de la réalité et tout y était possible, abasourdi par la trahison, et disparut d’une manière totalement différente que le précédent petit garçon : après que la fissure causée par la plongée de l’épée runique dans son poitrail s’agrandit en formant de vraies petites crevasses dans les environs du torse, l’entité élémentaire vola littéralement en éclat dans un bruit strident, éparpillant des morceaux sifflants et coupants aux alentours, qui traversèrent Arric et qui se plantèrent dans le décor qui commençait à se dissoudre comme de la fumée, le songe se dissipant.


--------------------------------------------------


Perdu dans ses pensées, la bête failli le prendre par surprise. Cette dernière sembla sortir de nulle part et se jeta sur lui. Elle s’était tenue tapie dans l’ombre de plusieurs troncs d’arbres abattus et enneigés près du bord de la clairière. Bien qu’extrêmement peu de forêt et de verdure régnaient sur ce territoire de givre et de mort sous la glace éternelle et implacable, seule vraie maîtresse des lieux. On aurait tout d’abord cru qu’un rocher épineux avait pris vie. Arric vit une masse sombre lui foncer droit dessus. La créature était énorme et se déplaçait en faisant preuve d’une vitesse incroyable. Terrifié, son destrier se dressa sur ses pattes postérieures. Arric dut s’agripper aux rênes pour ne pas basculer de sa selle. Une wyverve canibalite. Elle était presque sur lui. Encore une seconde et elle le mettrait en pièces.

En un unique instant, Arric eut une vision de la bête. Un large et puissant corps la composait, félin en cela qu’il était quadrupède et muni d’une crinière d’épines noires qui lui courait depuis l’arrière du crâne. Ses pattes montraient des plaques aussi résistantes que la pierre tout en ayant toutefois la souplesse de la peau. Des griffes de la taille d’un poignard terminaient chacun des membres, et deux canines tranchantes comme des sabres lui tombaient de la mâchoire supérieure. Curieusement, Arric eut aussi le temps de se demander combien de victimes succombèrent en ayant cette même vision d’horreur comme lui actuellement. Ce furent ses réflexes, conditionnés par de longues leçons de tir entre les murs de Morne-Froid, qui lui sauvèrent la vie. Il leva son arbalète de poing donné par Jaxon et tira une salve de carreaux, visant les centres nerveux de la bête, comme ses maîtres lui apprirent par le passé. Les flèches courtes mais épaisses firent mouche, sauf que la wyverne ne sembla pas les sentir. Les projectiles, ici magiques, furent conçus pour déchirer les chairs et fracasser les os de la plupart des êtres vivants, parfois rebondir dans le corps quand la chance souriait au tireur. Un pouvoir stoppeur suffisant pour tuer net même une créature d’une telle stature. La wyverne fit comme si elle en avait à peine ressenti les impacts. Rugissant de fureur, elle donna un coup de ses pattes griffues. L’attaque visait le destrier, les griffes ouvrirent le flanc de l’animal et Arric fut jeté à bas de sa selle. Il atterrit dans une mare de glace au sein de la « clairière ». Il se remit debout alors que son cheval agonisait, perdant entrailles et sang par son abdomen éventré. L’attention de la wyverne fut attirée durant quelques secondes par cette première victoire facile.

Arric fit feu à nouveau, délivrant une autre volée contre le monstre alors que celui-ci avait planté ses crocs dans l’arrière-train du destrier pour en arracher un large morceau de viande. Les plaques osseuses renvoyèrent ou détournèrent les traits. L’arbalète tira le dernier carreau du chargeur inséré dans l’arme et la wyverne daigna enfin lever la tête puis poussa un rugissement de défi. Arric se hâta de recharger son arme tout en s’éloignant du monstre, par précaution. Il n’avait pas peur. Pas du tout. Il usait seulement de stratégie. La bête entreprit de contourner la clairière, ses épines dorsales jouant avec la lumière à chacun de ses pas et claquant dans l’air. Arric continuait de se déplacer afin de toujours garder la même distance entre le montre et lui. La gueule de ce dernier dégoulinait de sang. Mieux valait ne pas trop penser à ce qu’étaient capables de faire ces énormes crocs. La créature était une aberration, un monstre qui aurait pu sortir de ses pires cauchemars, mais il avait aussi l’impression qu’il le considérait avec un sinistre amusement. Aucune panique ne s’emparant de lui, contrairement à ce qui devrait se passer pour tout être vivant confronté à cette situation. Arric se souvint de la créature ailée qu’il avait combattue quelques années plus tôt et de cette sensation d’être une mouche face à une araignée. Mais c’était depuis longtemps du passé. Dorénavant, il ne se laisserait plus impressionné ni surprendre. Celle-ci faisait une preuve de ce même instinct primitif de chasseur, lui-même n’étant qu’un vulgaire morceau de viande avec lequel la bête jouerait avant de le dévorer. Mais dans sa tête, l’inverse lui vint à l’esprit : le chassé pourrait devenir le chasseur. Son entraînement lui dictait de rester à bonne distance du monstre et d’utiliser au maximum son arme à distance, alors qu’un minimum d’honneur, bien qu’il en soit dépourvu, le poussait plutôt à charger et affronter l’ennemi au corps à corps. Gardant son arbalète de poing orientée en direction de la wyverne, Arric tira son épée runique et considéra les options qui s’offraient à lui. En plus du nouveau chargeur qu’il venait d’engager, il lui en restait un en réserve. Il y en avait d’autres dans une musette accrochée à la selle de son cheval, mais ils étaient pour l’instant hors d’atteinte. Supposant donc qu’il n’opte pas pour la charge directe, il lui restait vingt-quatre carreaux pour venir à bout de la wyverne.

D’ordinaire, il aurait considéré que vingt-quatre carreaux suffiraient amplement pour avoir raison de n’importe quel ennemi ou créature de quelle que soit sa nature ou son origine, mais les grandes bêtes des landes glacées de Givreffroi, le Toit du Monde, constituaient des monstres cauchemardesques, chacun combinant les pires aspects de différentes espèces en un seul corps. Un liquide poisseux coulait du poitrail de la bête, là où les premières flèches meurtrières l’eurent atteint, mais il était impossible de savoir s’il s’agissait de sang ou d’un autre fluide.

Les blessures semblaient mêmes déjà en train de se refermer.

Sans aucun avertissement, la wyverne s’élança à travers la clairière à une vitesse incroyable. Arric plongea de côté, donnant un coup circulaire de son épée pour repousser l’assaut. Les dents présentes sur la lame s’enfoncèrent dans le flanc de la bête, aspergeant le jeune homme de fluides vitaux. Elle rugit et heurta Arric de son large arrière-train, l’envoyant à terre. Il roula dès qu’il toucha le sol, faisant tout son possible pour conserver son épée vers le haut afin qu’elle ne le blesse pas. La wyverne laboura de ses griffes la position où l’Upplander s’était trouvé quelques secondes plus tôt. La wyverne donna un énorme coup de gueule, Arric se jeta de côté alors que les longues dents claquaient à quelques centimètres de sa poitrine. Il appuya sur la détente de son arbalète dans le même mouvement, infligeant quelques blessures de plus sur le flanc du monstre. Cette fois-ci encore, celui-ci sembla ne pas s’en soucier du tout. Arric se serait déjà retrouvé en sueur et totalement trempé entre les épaules sans sa constitution et son pouvoir. Son armure, contrairement aux ingénieux « Souterrains » qui excellaient dans cette conception, n’était pas munie de mécanismes pour réguler la chaleur et l’aider dans ses mouvements, mais l’exercice auquel il se livrait le mettait à rude épreuve. Sa vie tenait en équilibre sur le fil du rasoir et les prochaines secondes décideraient s’il verrait à nouveau le soleil se lever. Le temps était venu de prendre une décision. Il fit faire un large arc de cercle à son épée afin de gagner quelques instants de répit, puis il se jeta soudainement en avant. Il roula au sol et fit à nouveau parler l’arbalète de Jaxon. Il se releva en une fraction de seconde et courut droit sur le monstre. Durant un bref instant, « l’animal » sembla pris au dépourvu et ouvrit la bouche pour hurler sa rage. Arric et la wyverne chargèrent l’un sur l’autre et franchirent en un battement de cil l’espace qui les séparait l’un de l’autre. La puanteur que dégageait le monstre était immonde. Une odeur de pourriture, bien plus qu’une simple odeur, comme si le mal qu’il incarnait irradiait par chacun de ses pores. Arric eut l’impression que l’aura de la bête était parvenue à s’insinuer jusqu’à lui à travers son armure. Sa présence sonnait comme un cancer qui rongeait le monde. Ce monde. Une source de vile contagion qui devait être détruite. Enfin c’est ce qu’il aurait pensé s’il avait été une sorte d’idéaliste ou de héros venu sauver n’importe quoi.

Mais là, non. La bête se montrait juste terriblement pénible et constituait un obstacle sur son chemin. Un obstacle insolent qui osait le retarder dans son entreprise, et qui le mettait encore plus en colère en sachant que c’était une requête confiée par Matthias avant qu’il ne meurt peu après la chasse de cette fameuse wyverne canibalite. Cette traque et cette lutte contre la bête l’agaçaient toutes les deux et il savait qu’il perdait son temps, même s’il en possédait dorénavant en quantité illimitée grâce à la vie éternelle que lui conférait la glace sur son corps et son esprit… Mais sa colère persistait. Une colère justifiée par le ralentissement qu’exerçait le monstre dans ses projets.

Et cette colère se transforma en force.

Arric, maintenant tout proche et quasiment nez-à-groin avec la bête, tira deux autres carreaux presque à bout portant, à l’instant précédent le corps à corps. Puis lorsque la wyverne lui porta un coup de griffes, l’homme se jeta sous son ventre et donna, quand à lui, un grand coup de son épée dans le large poitrail. La monstruosité rugit et Arric profita qu’elle eut la gueule ouverte pour y enfoncer le bout de son arme à distance, l’orientant vers le palet. Il tira et tira encore, tout en fouillant de son épée entre les plaques osseuses du flanc de la bête. Celle-ci lui porta un coup de tête qui le plaqua contre le sol. Il aurait pu sentir craquer quelques-uns de ses os sans cette insensibilité à la douleur. Il n’était pas invincible, juste qu’il ignorait les maux malgré les blessures, et cela pouvait lui être fatal s’il ne s’en rendait pas compte à temps et qu’il ne réglait cela. Une sorte d’anesthésie permanente, en somme. Un homme « normal » aurait eu le souffle coupé face au plaquage au sol par la bête à l’aide de ses pattes avant. Les griffes s’enfoncèrent dans son armure, les sentant atteindre sa poitrine mais ne provoquant pas de douleur. L’armure se mit à craquer, la bête savait que sa proie était à sa merci et avait visiblement l’intention de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Un tel état d’esprit sadique ressemblait assez à celui du mage en vérité. Un bien et un mal.

Arric ferma les yeux et le temps sembla s’arrêter.

A travers ses yeux clos, il pouvait tout de même voir la wyverne, chacun de ses os et ses organes internes visibles, comme si son enveloppe externe était devenue translucide. Il voyait le sang courir à travers son corps, les pulsations de son cœur et cette immonde énergie à l’origine de son existence. La scène avançait à une vitesse incroyablement lente. Chaque battement de cœur de la « chimère » résonnait comme un coup de tambour. Les crocs descendaient vers lui, mais à une vitesse tellement lente comme tout le reste qu’il lui fallut un peu de temps pour comprendre qu’ils bougeaient. Et comme apparemment il avait du temps, il se mit à la place d’un être humain lambda. Chaque os et chaque muscle de son corps l’auraient fait souffrir et sa poitrine serait en feu. Ce qu’il arrivait à ressentir, en revanche, c’était à la fois l’absence et la présence d’un froid intense envahir chacun de ses os et y répandre cette énergie inconnue : l’œuvre de la bête. Mais pas seulement. Il n’était pas non plus étranger à cette sensation. Il baissa les yeux vers son propre corps et vit également ses veines glacées et son squelette givré à travers sa peau pâle. Il constata d’ailleurs plusieurs côtes brisées par la bête. Il leva la main vers la wyverne, celle-ci traversa l’enveloppe charnelle translucide comme si elle n’avait pas eu plus de consistance que la fumée. Il ne sourit pas, comme l’aurait fait une victime ayant trouvée une opportunité d’échappatoire et de victoire sur le monstre. Sa main tenait toujours l’arbalète de Jaxon, il en observait les mécanismes internes grâce à sa nouvelle vision. Il plaqua le bout du carreau contre le cœur du monstre et appuya sur la détente.

Le sifflement du projectile tout proche suite à l’utilisation de la gâchette le ramena à la réalité.

La main d’Arric était réellement enfoncée dans le poitrail de la wyverne, jusqu’à l’avant-bras. Sa vision redevenue normale lui présentait les choses suivantes : la mâchoire de la bête refermée sur l’épaule du jeune homme et les crocs déjà fermement plantés dedans. Le corps de la « chimère » fut alors secoué par des blessures internes tandis que les traits tirés par l’arme à distance transperçaient, l’un après l’autre, certaines parties internes et externes de la monstruosité. Elle s’écroula soudainement, piégeant son tueur sous son poids. Il grogna de mécontentement de la situation, tant la dépouille de la wyverne l’écrasait et l’empêchait de bouger pour le moment. Ne voulant pas rester plus longtemps sur place, il poussa sans forcer non plus, ce serait ridicule et inutile, et fit rouler la bête de côté.

Durant ce moment où il se réadapta à la situation après ce meurtre, il se remit de nouveau à la place d’une personne normale ayant vécu et subit tout ce qu’il vient de vivre et subir. Déjà, par simple déduction et observation de cette situation dans le passé, il devine qu’il aurait crié en poussant le cadavre de la bête, récemment morte sur lui, pour supporter la douleur. Puis ses muscles et son épaule l’auraient fait atrocement souffrir et chacune de ses respirations serait un calvaire. L’ampleur de la blessure à son épaule deviendrait insoutenable à l’heure qu’il est sans son insensibilité et ça ne ferait qu’empirer. Fort heureusement pour lui, et malheureusement aussi, les dégâts infligés contre son corps ne se ressentaient pas grâce à « l’anesthésie », mais elle n’arrêtait en aucun cas les effets secondaires naturels de ces incidents et accidents, tel que l’écoulement de sang, les hémorragies, les traces de brûlures, les infections, etc…Il devait s’en rendre compte et s’en occuper sinon cela deviendrait problématique et handicapant. Sa structure organique actuelle demeure et demeurerait donc à double tranchant, jusqu’à ce qu’il décide d’en changer ou quand la mort l’emportera avec elle.

Il soupira d’agacement, presque imperceptible et pratiquement inaudible aux alentours, lâcha enfin son arbalète et attrapa des deux mains la tête monstrueuse, avec les yeux sans vie mais le « visage » toujours aussi effrayant pour la plupart des gens qui l’aurait affrontée. Aucun doute sur sa mort, mais il s’attendait à la voir revenir à la vie à tout moment. Cette tactique sournoise ne marchera pas une seconde fois sur lui. Plus il ferait vite et moins il perdrait de temps, si l’on pouvait admettre qu’il avait du temps à perdre. Il repoussa l’énorme tête en arrière, les crocs sortirent de son épaule sanguinolente, trempés de son fluide vital. Libéré de l’emprise mortelle, il put enfin ramper pour s’en dégager. Il perdait du sang par son épaule blessée et passa les minutes suivantes à colmater, avec son pouvoir de glace, les blessures importantes et qui représentaient un danger potentiel. Une fois les soins terminés, Arric resta assis durant plusieurs minutes, blasé par cette lutte. Toutefois en parallèle, il repensa à la manière dont il était venu à bout du monstre.

Quel étrange pouvoir lui permit de voir la bête comme précédemment ? Etait-ce le résultat de son voyage à travers la forêt ? Une étrange capacité donnée par les Gardiens pour lui ? Ou quelque chose de bien plus sombre et mystérieux ? Les questions se bousculaient, sans trouver de réponses… Mais après tout, quelle importance ? Il ferait sien ce don, ce pouvoir, quoi qu’il soit. Cette vision, cette aptitude…il la dompterait, la maîtriserait et en userait selon les nécessités et utilités de son utilisation. Elle pourrait s’avérer être un atout, mais il prit également en compte les éventuels risques qu’elle constituait. De plus, une combinaison avec autre chose ou une autre capacité s’offrait peut être à lui…il fallait envisager les possibilités et considérer chaque pistes exploitables.

Mais tout cela viendrait plus tard, en temps voulu.

Il se remit debout et ramassa ses armes. Cependant, il lui fallait ramener une preuve de cet affrontement et de l’accomplissement de la quête dont il avait hérité, qui pour lui était complètement optionnelle et totalement futile depuis le début. Les carreaux laissaient de gros dégâts dans leur sillage, et en guise de trophée, il ne trouva qu’une seule chose à rapporter au Fjord Hurlant, site des attaques de la bête défunte et qui tirait son fameux nom des hurlements dorénavant silencieux de la wyverne décédée à ses pieds, puis à Morne-Froid, ce qui s’apparentait le plus à un foyer d’origine. Il prit son épée et entreprit de décapiter la bête. La lame dentelée s’enfonça facilement entre les plaques osseuses maintenant que le monstre était inerte. La tête finit par se séparer du corps et Arric regarda ce chemin indiqué par le bûcheron une heure auparavant. Affaibli intérieurement par ses blessures et le sang perdu, le jeune homme se mit tout de même en route vers le Fjord Hurlant, traînant derrière lui l’énorme tête.

Jetant un coup d’œil sur cette tête qu’il trainait par un croc, il se sentit envahi d’un sentiment de déception. Certes, il avait rempli la mission dont il fut l’héritier à la mort de Jaxon et vaincu un ennemi redoutable de cette toundra neigeuse, mais en contrepartie il avait perdu du temps en futilités et une occasion de se confronter à un ennemi plus puissant. Un ennemi qui en aurait valu vraiment la peine. Aucune gloire ni sorte d’honneur ne dictait sa conduite pour qu’il agisse ainsi. Le jeune homme aimait juste relever des défis. Se tester. Tester ses adversaires, ses capacités à lui et les leurs, sa volonté propre et celle de ses ennemis. Arric savait qu’une autre rencontre viendrait, qu’une autre lutte arriverait et qu’une autre confrontation se produirait entre lui et un opposant, quel qu’il soit. Il en avait besoin. Un besoin permanent d’assouvir et maintenir ce cycle combattif et de remise à jour…

Un challenge éternel.
Un défi inaltérable dans le temps.
Un but obsessionnel…

Pas de triomphe.
Pas de fierté.
Pas d’éloge…

Juste un objectif. Rien de plus qu’un objectif permanent et impossible à atteindre ni à accomplir car il ne sera jamais définitivement fixé et demeurera sans cesse en changement…

L'Upplander poursuivit son long chemin vers le Fjord Hurlant.



Mes capacités
.
Mettre ici  vos capacités. /!\ Attention ! /!\

CE NE SONT QUE DES EXEMPLES ! TOUT EST EXPLIQUE EN DÉTAILS SUR LA FT !

Glace Perméable

Glace spéciale, permettant, pour les trois piliers principaux de son utilité, à la fois de se protéger plus facilement de tout les types de coups, d'avoir plus d’accessibilité sur l'environnement et également de porter de meilleurs attaques. Mais d'autres fonctions sont faisables avec ce pouvoir.
Exemples :

- Arric utilise son pouvoir pour se protéger. Cela consistera à ne faire qu'un avec l'élément qui le blesse pour ne pas être atteint par les éventuels effets (épée, poings, balles, etc...) [ pour ceux qui l'on lu ou vu, voir Trinity Blood tome 11 pour qu'ils visualisent ce que je veux dire ]

- Arric utilise son pouvoir pour le déplacement. Il passera à travers les matériaux (comme Davy Jones, pour ceux qui voient de quoi je veux parler)

- Arric utilise son pouvoir pour l'attaque. Il peut regarder au-delà de la dimension physique et projeter une partie de lui-même dans l'Immatériel ( comme Néo ou l'agent Smith dans Matrix, quand ils rentrent dans un corps avec leur bras)


Dernière édition par Arric Jesmetine le Lun 8 Juil - 19:34, édité 62 fois
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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Lun 28 Mai - 21:26

Bienvenue,

Je suis désolé je ne suis pas un admin et je ne peux donc pas valider ta prés'. Je tenais juste à t'accueillir et à te prévenir du fait que ce forum était en grand nettoyage de printemps ce qui explique la semi-inactivité qui règne ici. En revanche si tu t'accroche à tes baskets jusqu'à... disons dans une petite semaine voir un peu plus, le forum devrait avoir reprit son activité normale (on est tous un peu exploiter par nos profs en fin d'année.)

Voilà j'arrête de me mêler de ce qui ne me regarde pas c'était juste pour te mettre au courant. Encore Bienvenue.

Je laisse les admins faire leur boulot.


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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Mer 30 Mai - 17:09

Ta fiche est bien homogène, seulement... Je trouve ton histoire pas assez développée pour un rang S+.
Sinon, de la qualité, mais j'aimerais te poser une question. Pourquoi ton caractère commence-t-il par citer un certain "Kaito" ?


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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Mer 30 Mai - 17:15

Une erreur de ma part, je voulais l'appeler Kaito Mujibushi, mais mon choix s'est porté sur Jorad (parce que j'aime bien ce prénom original, où j'y trouve un peu d'origine espagnole, mais ce n'est que mon humble avis ^^' ) Cipion (pour lui donner un sentiment de briseur de mur, en référence à l'un des généraux qui a prit Carthage, oui j'aime l'histoire ~) après reflexion sur les provenances des noms de Fairy Tail, je me suis dit "ne pas faire japonais ou chinois, trop typique" mais apparemment, j'ai laisser une trace, que je corrige de suite ^^

Et pour l'histoire, vous avez raison, mais j'étais en manque d'inspiration le jour où je l'ai crée. Je veux bien réfléchir à une autre issue et l'appliquer quand j'aurais le temps de m'y mettre, mais je ne vous garanti pas un meilleur résultat, juste une modification peut être plus poussée et une compréhension de son état de rang S+ plus à même d'être crédible et plausible ;)
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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Mer 30 Mai - 17:23

Très bien, bon courage alors =)
Pour les RP's, il faudra encore attendre une ou deux semaines ( fin du renouvellement > maximum 15 juin [j'espère] )


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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Mer 30 Mai - 17:27

Merci, j'en aurais besoin ;3
Je suis patient donc j'attendrais, je ne suis pas pressé ~w~
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MessageSujet: Re: Arric Jesmetine   Mer 13 Juin - 17:51

Alooors :3
Peut-être un peu hors contexte mais bon, pourquoi pas après tout, après c'est à toi de te gérer ^^

T'as assez poireauté et édité comme ça va ^-^ Je te valide !



Merci Alwy ♥

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