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Thème 5 par Alwenn (Merci à Celska pour son codage) o/

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 Issue de cul-de-sac -Nelgaroth.

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Alwenn

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MessageSujet: Issue de cul-de-sac -Nelgaroth.   Jeu 27 Déc - 22:52

«Fuir, ce seul mot résonnait dans ma tête. C'était, dans l'immédiat, le seul but que j'avais... »




24.04.3013 - 02:38

Un homme entra dans la pièce. C'était le seul signal que j'attendais pour débuter la mission, et cela faisait déjà plusieurs heures que je patientais cachée. Pourtant, mon corps ne voulait pas bouger. J'avais tellement espéré que cette fois j'allais m'être habituée aux tâches ingrates qui m'étaient données... Mais ce n'était qu'une fois de plus où j'étais déçue de moi-même, une fois de plus où la seule réaction que j'avais au fond de moi était "On dirait que ce sera pour la prochaine fois..."

Alwenn.

Je reconnus tout de suite la mystérieuse voix de Dryden. Ce simple mot qu'il avait prononcé me fit sursauter, si bien que je dus attendre quelques secondes avant de pouvoir me mouvoir de nouveau. Voilà l'inconvénient de la communication télépathique : on peut être à tout moment surpris par une voix venant de nulle part et à laquelle on ne s'attend absolument pas. Mais entendre Dryden à tout moment lorsque j'étais en mission était aussi une habitude que j'avais à prendre et qui me faisait encore défaut. Après tout, cela faisait déjà huit mois que je faisais partie de la guilde... Je dois l'avouer, Dryden était quelqu'un qui me rendait vraiment perplexe et qui m'inspirait le doute, mais il inventait toujours des stratégies menant à la réussite les plus improbables les unes que les autres, et c'en était d'ailleurs assez effrayant.

Moi, de mon côté, je n'avais qu'à suivre ces plans mis en places au pied et à la lettre. Généralement, tout se passait sans problème. J'ai bien dit généralement...







24.04.3013 - 03:22

Dépêchez-vous ! Il y a quelqu'un, ne le laissez pas filer !

Trop lente. Trop lente; trop lente, trop lente que je suis ! C'était ainsi que tout était : pointilleux comme il était, Dryden n'autorisait aucun écart avec les stratégies initialement prévues. Celles-ci avaient normalement une marge assez suffisante pour permettre de petites erreurs. Mais cette fois, j'avais dépassé toute cette marge, plus aucun joker. J'avais éliminé la personne ciblée, j'avais en ma possession l'objet à récupérer, mais j'avais aussi à mes trousses des hordes de "criminels". Aux yeux de la loi, ils étaient presque totalement clairs avec la justice, mais c'était une communauté prônant la suprématie des elfes, et rien d'autre. Bien sûr, ce n'était qu'un obstacle aux yeux des guildes, mais si le monde découvrait que le détenteur du pouvoir suprême utilisait et en plus abattait sans aucun procès les membres de cette communauté, les conséquences qu'il pourrait y avoir sur Darkness Breakers seraient terribles... Et là, si je faillais à ma mission, je serais la seule coupable de cette déchéance.

Je courais, dans l'espoir de semer tous ces gens. Fuir, ce seul mot résonnait dans ma tête. C'était, dans l'immédiat, le seul but que j'avais. Mais chaque flèche qui arrivait dans mon dos était un fait, tout autant que ma magie qui s'amenuisait. Ma communication avec Dryden allait être interrompue d'un moment à l'autre... Mes forces me quittaient, je ralentissais de plus en plus, laissant ainsi mes poursuivants réduire l'écart qu'il y avait entre nous. C'était évident, n'est-ce pas ? Ils allaient me rattraper. Courir n'était qu'un moyen de retarder l'échéance. Mais peu importait, je voulais fuir. Je croyais qu'une fois encore, quelque chose d'inexplicable allait arriver, que j'allais, comme d'habitude, être miraculeusement sauvée.

Soudainement, je fus propulsée en avant et très vite, mon corps heurta le sol. Je sentis un objet froid me marquer dans le dos. Cependant, j'avais l'impression de brûler, comme si la peau à l'endroit où j'avais été touchée et la chair en dessous étaient en train de se désintégrer. M'enfin... C'était ineffable. Et je savais à quoi correspondait cette sensation si singulière : on venait de m'apposer la marque des chasseurs.

Dryden, Dryden, DRYDEN !

C'est ce que je me criais dans ma tête. Mais aucune réponse ne se faisait entendre, j'avais définitivement perdu tout contact avec Dryden. Ou bien ne voulait-il simplement pas me prendre en charge, qui sait... Tout de suite après, je me rabattis sur mon autre chance de me sauver, et ma dernière : ce phénomène inexplicable qui faisait qu'à chaque fois que je me retrouvais dans une situation critique, je perdais connaissance pendant quelques temps et qu'à mon réveil, tout était réglé. Au fond de moi, j'implorais mon ange gardien, ou qui que ce soit d'autre, de venir me sauver comme il l'avait déjà fait auparavant. On dit bien "Jamais deux sans trois..."







«L'incertitude est le pire des maux jusqu'au moment ou la verite vient nous faire regretter l'incertitude.»

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Merci Drys ! C'est chou <3  




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Dernière édition par Alwenn le Sam 18 Mai - 19:03, édité 4 fois
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Nelgaroth Belphegor
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MessageSujet: Re: Issue de cul-de-sac -Nelgaroth.   Ven 26 Avr - 22:43



Craquement sonore. Cette jeune fille n'était vraiment pas croyable. L'homme apposant la marque dans le dos de l'Elfe noir s'écrasa lourdement sur le dos, le bras droit retourné. Et il se mit à hurler de douleur. Vraiment, se faire ainsi capturer ... Et faire appel à lui dans ces circonstances. La grande faux noire s'éleva, avant de s'abattre comme la lame d'un bourreau sur le chasseur au sol, l'ouvrant net en deux. Mais bon. On ne pouvait pas faire autrement, hein ? Il faut bien honorer ses contrats.

Le regard incandescent et empli de mépris se braqua sur les autres, qui tiquèrent. Les lèvres de Nelgaroth se retroussèrent en un rictus cynique. Son arme effectua un arc-de-cercle pour venir barrer le chemin aux chasseurs, mettant momentanément Alwenn hors d'atteinte. Malgré le manque de puissance qui le titillait sournoisement depuis quelques temps, le Maître de la Terreur se sentit revigorer par la simple présence de son ... Comment pourrait-on appeler ça ? Propriétaire ? Certainement pas. Damné ? C'était très sinistre, tout de même. Hôte semble assez neutre.


Nelgaroth : On dit que faire couler le sang est la façon la plus pure de s'exprimer. Ca tombe bien ; j'ai plein de choses à dire.

Et le Seigneur de l'Effroi redevint ce qu'il était. Sa lame siffla, se fichant dans une gorge, avant de venir trancher un bras, répandant les entrailles d'un autre sur le mur, mutilant plus qu'il ne tuait, les laissant agoniser un instant sans qu'ils ne comprennent ce qui pouvait bien leur être arrivé, avant qu'ils ne soient happés par la Mort. En fin de compte, les humains étaient bien fragiles. Et le rythme accéléra encore. Se fendant pour éviter les flèches, il lui arrivait d'être balafré par un coup bancal, gratifiant l'auteur d'une décapitation propre. Cette haine viscérale qui le faisait bouillir, sinistre requiem pour les mortels, laissait son sang frappait à ses tempes, l'abandonnant à sa folie meurtrière.

Les éclaboussures écarlates jaillirent à nouveau sur les murs, et lorsque la faux se figeait, elle projetait derechef des giclures de liquide vital.

Deux seuls sens, la vue, et l'odorat, suffisaient. Parce qu'il était d'une espèce supérieure à tout autre. Un chasseur parfaitement adapté. Une mécanique subtile et mortelle. L'Aboutissement d'années d'évolution.

Leur Peur puait. Elle était nauséabonde. Et surtout, elle emplissait l'air ambiant, le rendant irrespirable. La danse sanglante de Nelgaroth semblait figer le temps lui-même, tandis que la pointe de son arme venait chercher l'espace entre deux côtes, le plexus d'un autre, ou encore l'artère fémorale d'un dernier. Mais la lame fut soudainement parée, et, dans le même mouvement, l'épéiste désarma le Seigneur de l'Effroi, brisant le ballet sanguinaire auquel il se livrait. Celui-ci resta un instant immobile, puis fit un pas en arrière, les yeux écarquillés en fixant ses mains. Ils avaient donc osé s'opposer à lui ? Ils n' étaient plus que trois, à présent.

Fléchissant les jambes, tendant les bras, il releva un regard haineux vers les humains, qui décollaient très lentement du sol, suffoquant. Comme des pantins désarticulés, ils restèrent un instant figés en l'air. Et, finalement, ils explosèrent dans un concert de craquements macabres, comme les défunts Suppliciés.

Il avait soudainement perdu son intérêt pour eux. Comme des jouets cassés. Son plaisir malsain s'était dissipé en même temps qu'on lui avait retiré son arme. Dans toute la ruelle, c'était une boucherie. Le sol était couvert de chair ensanglantée, et les murs, eux, n'étaient guère autre chose qu'un étalage d'entrailles et de peinture organique écarlate. Il y avait aisément vingt milimètres de purée rougeâtre sous les pieds de Nelgaroth. Il aurait aisément pu patiner dedans. Quand bien même il restait statique, ses bottes noires sans âge ne s'enfonçait pas d'un cheveu dans la fine couche sanguine, comme s'il échappait à la plus élémentaire des lois physiques. Et il pivota en direction de l'objet de sa présence.

Alwenn avait été miraculeusement préservée, pas même tâchée par l'hécatombe. Le Seigneur de l'Effroi adopta l'air le plus bienveillant qui soit, verrouillant ses pensées et pulsions, avant retourner l'Elfe Noir sur le dos, et de la redresser légèrement en utilisant son genou comme oreiller, remarquant la marque du chasseur. Alors, il se penchait légèrement, lui murmurant à l'oreille. Finalement, il avait développé un certain intérêt. Ou du moins, elle avait attiré la curiosité du Démon.


Nelgaroth : Debout, belle aux bois dormants.



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MessageSujet: Re: Issue de cul-de-sac -Nelgaroth.   Mer 1 Mai - 13:01



Je sentais. J’entendais. Souvenirs d’un passé dont j’avais été exclue. Cette odeur peu ragoûtante, ces hurlements de souffrance. Puis finalement, je vis. Je vis ces visages déformés par le plaisir de massacrer, je vis la tourmente.

Tout autour de moi n’était que chaos. De cette jolie maison où j’avais vécu, je ne reconnaissais plus rien. Tout était en flammes. Mais ce qui me troubla le plus, c’était de ne trouver aucune marque de ma présence. Mon corps lui-même était intangible. Les choses que je voulais sauver, que je voulais protéger, que j’aimais m’étaient impossibles à effleurer. Je n’existais plus. J’étais la simple spectatrice d’une terreur qui aurait dû m’emporter, d’une terreur que je n’avais jamais vécue.

Puis, lorsque les corps qui jonchaient le sol eurent fini de se vider de leur sang et que la destruction eut perdu son attrait, tout redevint silencieux. La scène était figée. Les cris, les rires, les crépitements du feu avaient disparu. La peur s’était gravée à jamais sur les visages de ceux que je chérissais. Le silence était pesant, j’osais à peine faire un pas. Soudainement, un coup de vent passa, et fit tout s’envoler dans une nuée de poussière, engloutissant le monde dans des ténèbres profondes. J’étais seule, avec pour seul paysage un vide désespérant.

Tout est de ta faute, Alwenn. Tu aurais dû mourir. T’aurais pas dû exister.

Ces paroles étaient venues de nulle part. Elles étaient semblables à des plaintes incessantes. À elles étaient mêlées les voix de tous ceux qui avaient partagé ma vie. Elizabeth, ma mère, mon père, William, ma famille d’accueil, et... Moi. Des reproches acides que je me contentais de supporter, les mains sur les oreilles, les yeux fermés.

Arrêtez, arrêtez, arrêtez, s’il vous plaît...

Je ne cessais de répéter les mêmes mots, en réponse à ce qui me parvenait. Je ne réfléchissais plus, j’en étais incapable. Je n’avais aucune notion du temps, je n’avais aucune idée de ce que je faisais, je ne me souvenais plus de ce qui était arrivé avant. J’étais vidée de moi-même, pleine de tourments.

Tu es pathétique. Même pas capable d’être un elfe noir correct.

Ce fut comme si le temps s’arrêtait. D’un coup, j’ai arrêté d’entendre les plaintes qui m’étaient adressées. Pourtant, je savais qu’elles étaient là, quelque part. Je pouvais continuer à les percevoir, à ressentir leur acidité.

ARRÊTEZ !







Et tout se stoppa. Je fus à nouveau plongée dans un silence pesant. Lasse, je me laissai tomber. Je ne pensais à rien, je me contentais d’être une loque sans vie.

Debout, belle au bois dormant.

C’était un son lointain qui me parvenait. Une voix qui m’était à la fois étrangère et familière, comme si je l’avais déjà entendue quelques fois, sans pouvoir me rappeler quand. Mais ces mots-là, je les reconnaissais. J’avais pris l’habitude de les entendre, à une époque de ma vie. Et c’était toujours la même personne qui les prononçait.






Papa...

Je sentais le vent souffler sur mon visage. Je m’étais, par réflexe, agrippée mollement au cou de celui qui avait prononcé ces mots qui avaient toujours sonné si doucement à mes oreilles, telle une enfant mal réveillée réclamant plus de sommeil. Je voyais flou, je ne distinguais quasiment rien, je ne savais pas où j’étais, ce que je faisais, quel jour on était. Je me sentais juste étrangement réconfortée, à l’écoute de ces mots éveillant en moi la réminiscence d’une routine heureuse et lointaine. Je restai plusieurs secondes dans cet état de béatitude, avant de reprendre mes esprits. Me rendant compte que j’enlaçais un inconnu, j’eus un mouvement d’écart brusque et détournai le regard, tout en m’excusant.

Alors seulement me parvint une odeur qui m’était bien connue. Je me dirigeai vers l’origine de cette dernière, et découvris l’hécatombe. Tout me revint brusquement en mémoire. Dryden, la mission, les elfes, mes poursuivants, la marque, mes prières. Je me retournai alors vers l’inconnu que j’avais vu en m’éveillant.

Vous êtes...

...celui qui m’a sauvé, celui qui m’a secourue seule lorsqu’on m’a enlevé ma famille, celui que j’ai toujours cherché ? – C’était la fin de cette phrase que je n’ai jamais prononcée. J’avais trop peur pour le faire. Peur que tout se termine ainsi, peur de la vérité.

«L’incertitude est le pire des maux, jusqu’au moment où la vérité vient nous faire regretter l’incertitude. »
– Alphonse Karr


«L'incertitude est le pire des maux jusqu'au moment ou la verite vient nous faire regretter l'incertitude.»

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